16
Octobre
2017

La bande dessinée

Son histoire

Également appelée le 9ème art, la bande dessinée apparaît en France à la fin des années 50. Pour autant les premières esquisses du genre peuvent remonter jusque dans les années 1830. Au départ réservé à un public enfantin ou aux bas de pages dans la presse, la BD connaît son premier âge d’or aux Etats-Unis grâce aux « Comics ». Les adultes se sentent plus concerner par les histoires qu’elles racontent et découvrent un univers passionnant : celui des super-héros. On poursuit l’ascension du genre avec de grands héros nés en Belgique et qui définissent en Europe les classiques de la BD : Lucky Luke, Spirou, Tintin… Grâce à eux l’art s’est démocratisé et s’est ouvert à tous publics et à toutes histoires…

Pour ainsi nous mener à des œuvres comme celles de Samuel FIGUIERE (TOLT Tome 1 L'enfant trouvé et Tome 2 Héritage) ou de Nicolas ANTONA et RAKJAH (Nihasa Tome 1) qui ont participé à l’écriture de cet article.

Les caractéristiques de la BD

La BD fait appel à un style bien précis au vocabulaire distinct des autres œuvres par exemple le roman illustré.
Son anatomie se divise en plusieurs parties :

  • Tout d’abord la planche. C’est-à-dire la page entière de la BD contenant plusieurs bandes.
  • La bande (ou « strip » en Anglais) représente une succession horizontale de plusieurs images.
  • Ces images sont appelées Vignettes ou case et sont délimitées par un cadre.
  • La bulle (ou phylactère) correspond aux dialogues des personnages de l’histoire. Leur forme est importante car elle fait un lien avec le ton sur lequel le personnage s’exprime.
  • La cartouche, enfin, est un cadre rectangulaire situé en haut de la vignette et permet à l’auteur de donner des précisions sur la situation.

Pour compléter l’article voici une interview des auteurs de BD publiées aux Éditions SYEL :

Comment définiriez-vous ce qu’est une BD ?

RAKJAH : C'est comme un film mais qui ne bouge pas. Une succession de plans et d'actions découpées de façon à comprendre l'enchainement de l'action et de l'histoire.

S.FIGUIERE : Houlà, c'est très complexe à résumer en quelques mots et je pense qu'il y a plusieurs points de vue la -dessus. Personnellement je dirai que c'est l'enchainement de signes graphique formant une narration (je dis signes parce qu'il existe des bandes dessinées muettes donc sans texte juste avec le dessin mais il peut exister aussi une dessinée juste avec du texte sans dessin (voir "La Bande Pas Dessinée" de Navo).

N. ANTONA : Vaste question, une BD c'est une aventure qu'entreprennent deux auteurs -ou un seul- une histoire que l'on veut partager avec les autres.

Comment créez-vous les planches ?

S.FIGUIERE : Personnellement je pars d'abord d'un scénario qu'ensuite je story-board avant de le passer au propre.

RAKJAH : Je lis le scénario, à partir de là j'imagine les scènes et je les pose sur papier au moyen d'un story-board. Puis je modifie éventuellement pour fluidifier et rendre certaines cases / planches plus claires avant de passer au propre.

Quelles sont les différences avec un roman illustré ? 

S.FIGUIERE : Les illustrations d'un roman illustré n'ont en général pas de suite narrative directe entre elles. Ou sinon on pourrait effectivement dire que c'est aussi de la BD.

N.ANTONA : Un roman illustré est un texte associé à un dessin , il faut que ce dernier soit très explicite et impactant, en BD c'est une séquence de plusieurs planches qui nous permet d'expliquer notre propos et d'arriver à notre but. Mais chaque dessin de la planche est important car il amène sa pierre à l'édifice.

RAKJAH : Comme son nom l'indique, un roman reste essentiellement du texte et par conséquent fait principalement appel à l'imagination du lecteur pour se figurer les scènes, les actions, les personnages, les lieux. Sauf en quelques rares moments où c'est une illustration qui lui montre la vision de l'auteur. Alors que la BD comme un film d'ailleurs, montre et raconte tout un tas de choses principalement par l'image.

Quels conseils donneriez-vous à un débutant dans cet art ?

RAKJAH : Beaucoup pratiquer, et toujours chercher à s'améliorer.

S.FIGUIERE : Être constamment curieux de tout.

N.ANTONA : Ne jamais rien lâcher et surtout oser! Ne pas avoir peur des retours, la critique est positive si elle est argumentée et surtout elle fait progresser. Montrez vos écrits, vos dessins afin de pouvoir vous améliorer, on apprend à tout âge.

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