06
Novembre
2017

Chassez le naturel il revient au ga-loup !

Cette année vous avez publié 2 ouvrages en solo aux Editions SYEL dont « Les aventures de Tilou ».
Pouvez-vous nous résumer les fameuses aventures de Tilou ?

Tilou est un loup qui n’aime pas la viande, il est végétarien. Il n’est pas facile pour lui de se faire une place dans la meute car tous ses amis se moquent de lui. Tant pis il se fera d’autres amis qui ne mangent pas de viande. Mais ce n’est pas si simple car pour les autres, il reste un loup...

Comment l’idée d’un loup végétarien vous est-elle venue ?

Je voulais écrire une histoire qui parle de la difficulté de s’intégrer dans un groupe sans perdre sa personnalité autrement dit, de trouver sa place malgré ses différences. L’idée du loup avec son organisation sociale très codée s’est imposée d’elle même, il ne manquait plus que la petite coquetterie à trouver : un loup végétarien au milieu de ses compères carnivores.

De plus, pourquoi une telle fin ?

Je souhaitais terminer l’album de cette manière afin de montrer qu’on pouvait s’intégrer dans un groupe sans renoncer à soi. Il s’agit d’une question d’équilibre et de compromis à trouver.

On vous connaissait déjà à travers des ouvrages pour enfants comme l’Ogre ou la Leçon de Diction, qu’est-ce qui vous plait tant dans la littérature jeunesse ?

La littérature jeunesse, en plus d’offrir à l’illustrateur une grand liberté graphique, est un formidable terrain de jeu où l’illustrateur peut jouer avec le texte en s’amusant avec les décalages texte/image, voir le texte sous un autre angle, jouer avec le rythme des pages, etc. Cet espace de jeu crée un sentiment de proximité avec le lecteur.

C’est aussi un privilège que de pouvoir s’adresser aux enfants et leur distiller quelques idées pour les aider à mieux grandir au quotidien. Du moins leur souffler quelques mots qu’on aurait aimé entendre à leur âge.

En tant qu’illustrateur, pouvez-vous nous parler de votre style graphique dans Tilou ? 


Mon style dans Tilou n’est pas très éloigné de « L’Ogre qui ne savait pas lire », c’est mon style le plus spontané. Après ma manière d’illustrer varie en fonction des histoires et le caractère des textes. J’ai envie de dire que c’est le texte qui m‘impose un style plutôt qu’un autre.

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